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DESPERATE JOURNALIST – Grow Up (2017)

DESPERATE JOURNALIST - Grow Up (2017)1. Hollow
2. Resolution
3. Be Kind
4. All Over
5. Purple
6. Why Are You So Boring?
7. Lacking In Your Love
8. Your Genius
9. I Try Not To
10. Oh Nina
11. Radiating

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Date de sortie : 24 mars 2017 / Label : Fierce Panda / Pays d’origine : Royaume-Uni

Nous avons découvert Desperate Journalist il y a à peine plus d’un an à l’occasion de leur concert parisien au Supersonic, et leur venue a suscité en nous un mélange d’excitation et de frustration. Si le premier de ces deux sentiments s’impose sans mal, le second vient simplement du fait de les avoir découverts si tard. Comment a-t-on pu passer à côté d’un tel groupe ? Tout, dans la musique de Desperate Journalist, répond aux critères de qualité que nous nous efforçons à défendre depuis tant d’années.

Ce quatuor londonien est un digne héritier de ce que le Rock britannique a produit de mieux durant ces 30 dernières années. Une musique d’une énergie et d’un lyrisme fous, exécutée à merveille sur un premier album éponyme puis aujourd’hui sur ce second disque intitulé « Grow Up ». Le mariage entre les guitares Post Punk et le chant habité de Jo Bevan fait des étincelles. Leur premier LP nous avait séduits, et celui-ci maintient la barre largement aussi haut. Si derrière son titre « Grow Up » on peut déceler l’idée d’un plus grande maturité, Desperate Journalist ne perd pas de vue l’essentiel et balances ses riffs pied au plancher avec une intensité qui ne les quittera pas d’un bout à l’autre de l’album.

A de nombreuses reprises le groupe nous rappelle le meilleur des 90’s, les groupes Rock britanniques portés par une voix féminine les plus énergiques comme Echobelly sur « Everyone’s Got One », mais aussi un héritage Post Punk, comme nous l’évoquions précédemment, illustré par la noirceur romantique de leurs chansons. On pense beaucoup à The Organ, ce groupe canadien trop vite éteint, mais aussi d’un point vue musical à d’autres formations plus actuelles comme Sky Larkin, The Joy Formidable, 2:54, Blood Red Shoes… Enfin nous citerons les Cranberries dans leurs moments les plus Rock (‘Zombie’, ‘Salvation’, ‘Promises’…) voire même The Smiths ou Interpol pour ce fameux romantisme noir.

Quoiqu’il en soit, « Grow Up » fait vivre toutes ces émotions dans un élan de guitares saturées totalement irrésistibles. L’album débute sur 4 titres directs et particulièrement marquants : « Hollow », « Resolution », « Be Kind » et « All Over », avant que le groupe ne reprenne son souffle sur « Purple » dont la ligne de basse laisse également transparaître quelques affinités avec The Cure. Et puis Desperate Journalist repart en trombe sur une autre série de 4 titres tendus avant de laisser la place au piano sur le vibrant final « Radiating ».

Après quelques écoutes on se rend de plus en plus compte combien de subtilités se cachent derrière cette débauche d’énergie, la montée en tension émotionnelle de chaque morceau. Malgré toutes les comparaisons faites au cours de cette chronique, Desperate Journalist est un groupe qui ne ressemble qu’à lui-même. Tous les éléments sont réunis pour faire de « Grow Up » un disque qui prendra bonne place non seulement dans notre top de fin d’année mais aussi dans toute collection d’amateur de bonne musique, en bref un album qui compte. Ne passez pas à côté de ce petit bijou.

Pour plus d’infos :

Le Supersonic, Paris, lundi 1er avril 2016 : galerie photos

https://www.facebook.com/DesperateJournalist
http://www.fiercepanda.co.uk/artists.php?artist=299
https://twitter.com/despjournalist
https://desperatejournalist.bandcamp.com/album/grow-up

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