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SLEATER-KINNEY – No Cities To Love (2015)

SLEATER-KINNEY - No Cities To Love (2015)1. Price Tag
2. Fangless
3. Surface Envy
4. No Cities To Love
5. A New Wave
6. No Anthems
7. Gimme Love
8. Bury Our Friends
9. Hey Darling
10. Fade

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Date de sortie : 19 janvier 2015 / Label : Sub Pop – Pias / Pays d’origine : Etats-Unis

‘The Woods’… C’était il y a 10 ans déjà! On se souvient très bien de la claque que l’on avait prise en découvrant cet album de Sleater-Kinney, sans savoir alors qu’il s’agirait du dernier avant longtemps, d’autant plus que le groupe semblait avoir atteint des sommets. Et puis voilà, quelles qu’en soient les raisons, elles se sont arrêtées et nous ont laissés comme des orphelins, car personne d’autre ne semblait en mesure d’incarner mieux qu’elles cet esprit Rock qui coulait littéralement dans leurs veines.

Comme à chaque reformation qui intervient des années plus tard, on se retrouve face à un mélange de doutes et d’excitation. Sauf que Sleater-Kinney l’affirme, aujourd’hui ce n’est pas une reformation mais une continuation. Elles ne croyaient pas si bien dire, car  » No Cities To Love » reprend les choses là où « The Woods » les avait laissées, avec la même énergie, la même efficacité, comme si le groupe ne s’était jamais arrêté. Ce 8ème album ne semble à aucun moment faire pale figure face à l’impeccable discographie du trio. Bien au contraire, même s’il est un peu tôt pour le dire, on voit déjà en ‘No Cities to Love’ l’un des meilleurs disques de Sleater-Kinney.

C’est fou à quel point ce groupe n’a pas pris une ride. On est pourtant loin de la production très basique de leur premier album éponyme sorti il y a une bonne vingtaine d’années. Et c’est d’ailleurs l’un des points forts de ce disque, la puissance et la rondeur du son qui ne perd pas pour autant son identité Punk Rock. On entre directement dans le vif du sujet avec la ravageur ‘Price Tag’, dont le lourd riff bien mis en valeur vers la fin du morceau illustre parfaitement la qualité de cet enregistrement.

Pour le reste le constat est simple : 10 titres (ou 12 pour les heureux possesseurs de l’édition limitée vinyle) et autant de singles et de tubes en puissance. Du début à la fin, pas une seconde d’ennui, Carrie Brownstein et Corin Tucker semblent s’en donner à cœur joie sur leurs guitares, notamment sur l’introduction de ‘Surface Envy’ et de ‘No Anthems’, mais aussi au chant, en entonnant en chœur ‘No Cities To Love’ ou le refrain de ‘A New Wave’. Ajoutez à cela le puissant jeu de batterie de Janet Weiss et le tour est joué.

Vers la fin de l’album l’ensemble prend des allures épiques avec les formidables ‘Hey Darling’ et ‘Fade’. Autant de raisons de se dire que non seulement Sleater-Kinney n’est pas mort, mais que le groupe semble reparti pour nous apporter beaucoup de bonheur, comme au premier jour, et pour très longtemps encore. On tient déjà là l’un des grands prétendants à l’album de l’année. Du grand art. Well done girls !

Titres conseillés : à peu près tous !

Pour plus d’infos :

Lire la chronique de ‘The Woods’ (2005)
Lire la chronique de ‘Call The Doctor’ (1996)

Le Nouveau Casino, Paris, Mardi 22 mai 2006 : compte-rendu / galerie photos
La Guinguette Pirate, Paris, Samedi 16 août 2003

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