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SYDNEY SPRAGUE – Maybe I will see you at the end of the world (2021)

SYDNEY SPRAGUE - Maybe I will see you at the end of the world (2021)1. Avalon
2. Météores (ft. H.F. Thiéfaine)
3. La Soif
4. Modesta
5. Amior Drive
6. Une Promesse
7. La Mêlée
8. Laurel Canyon
9. Vise Le Cœur

Date de sortie : 26 février 2021 / Label : Rude Records / Pays d’origine : Etats-Unis

Est-ce la crise sanitaire qui a donné à Sydney Sprague l’envie de nommer son premier album « Maybe I will see you at the end of the world », car en effet, il y a de fortes chances qu’on ne soit pas près de la voir ici avant un bon bout de temps…  Pourtant, malgré certains thèmes abordés, cet album n’a rien d’un disque de confinement, c’est au contraire une œuvre dont l’énergie est propice à la découverte en live. Soyons-en sûr, cela viendra, mais en attendant il n’aura fallu que 28 grosses minutes à l’Américaine pour exécuter ses chansons pied au plancher avec une énergie qui donne du baume au cœur.

La dernière fois que nous nous étions épris d’un disque aussi court c’était l’an dernier, avec Beach Bunny et le fiévreux « Honeymoon » qui nous avait donné le vertige du haut de ses 30 minutes. De toute évidence, Sydney Sprague s’inscrit dans cette mouvance que l’on peut retrouver aussi en Europe avec la très fashion Beabadoobee. Cette auteure-compositrice de 28 ans, qui réside aujourd’hui à Phoenix, en Arizona, a été encouragée par ses parents à se lancer dans l’écriture de chansons dès son plus jeune âge. Elle a passé ses années de formation à rêver seule dans sa chambre (décorée avec amour avec des affiches de Britney Spears et *NSYNC) et à incuber sans le savoir un talent qui allait finalement la mener à sa future carrière musicale.

Heureusement, des années 90 Sydney Sprague a surtout conservé un son alternatif qui évoque bien plus l’Indie Rock et le Post Grunge que les posters de sa chambre. Toutefois elle ne fonce pas tête baissée derrière un mur de guitares saturées. « Maybe I will see you at the end of the world » ne manque pas de relief, et s’il démarre en trombe sur « I Refuse To Die » suivi d’un « Object Permanence » que n’aurait pas renié Liz Phair, puis d’un troisième morceau tout aussi puissant (« Steve »), il a bien plus à offrir que des refrains directs et saturés. Ainsi, alors qu’on la croyait lancée dans un semi-marathon Rock, Sydney Sprague prend tout le monde à contrepied pour dévoiler son côté Folk, avec des chansons à l’atmosphère subitement beaucoup plus intime, notamment le très réussi « Quitter », « You Have To Stop » et le final « End Of The World ».

Oh oui, faut-il le préciser, Sydney Sprague fait de la musique pour la fin du monde. Mais elle ne baisse pas pour autant les bras, et si des morceaux comme « Staircase Failure » semblent illustrer un certain mal-être, la détermination de « I Refuse to Die » élimine d’un revers du bras toute idée de découragement, car grâce à ses compositions personnelles et percutantes, Sydney Sprague a assurément tout l’avenir devant elle, fin du monde ou pas.

Pour plus d’infos :

https://www.sydneysprague.com/
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