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TAMARYN – The Waves (2010)

TAMARYN - The Waves (2010)1. The Waves
2. Choirs of Winter
3. Love Fade
4. Haze Interior
5. Sandstone
6. Coral Flower
7. Dawning
8. Cascades
9. Mild Confusion

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Date de sortie : 14 septembre 2010 / Label : Mexican Summer / Pays d’origine : Etats-Unis

A première vue, Tamaryn sonne comme un nom de groupe, et c’est d’ailleurs un duo que l’on voit sur les photos de presse. Si duo il y a, il porte pourtant le nom de sa chanteuse, Tamaryn Brown, accompagnée de son guitariste et producteur Rex John Shelverton. Et on peut dire que ces deux-là se sont bien trouvés.

Allez, on ne va pas passer par quatre chemins, The Waves nous rappelle beaucoup de choses… Des vagues, justement. Celles d’une époque, quand elles illustraient la pochette de ‘Nowhere’ de Ride ou évoquaient le nom même de Slowdive. Tamaryn, c’est le son retrouvé d’une époque qui n’est plus, une voix de sirène sous des mures de guitares qui vous envoûte et ne vous lâche plus. On se croirait revenu aux grandes heures des labels 4AD (Cocteau Twins, Dead Can Dance) et Creation Records , lorsque My Bloody Valentine gravait notamment son nom dans l’histoire avec ‘Loveless’.

Oui, on pense très vite à tout cela, un son éthéré, des guitares noisy à souhait… c’est une bulle sonore où la mélancolie qui s’installe et demeure tout au long de l’écoute. Toute la force de ce disque réside dans le choc entre ce son très noisy et le timbre délicat de Tamaryn, qui nous ensorcelle dès ‘The Waves’ qui ouvre l’album. Son tempo lent donne également le ton de l’ensemble du disque, justement atmosphérique, mais à la fois bourré de titres forts et rapidement identifiables. On pourrait aussi vous parler de Mazzy Star, mais non, ‘The Waves’ n’est pas juste un exercice de style, car on s’aperçoit vite que de nombreux titres se détachent, à l’image du très efficace ‘Love Fade’, de ‘Sandstone’ porté par une basse ronronnante et de l’extraordinaire final ‘Mild Confusion’ qui renvoie la plupart des groupes actuels qui se revendiqueraient du genre à leur études, The Big Pink par exemple qui malgré quelques éclats est à des années lumières d’un tel niveau.

Le désert du Nevada s’offre à nous sur une pochette pleine de mystère qui nous laisse rêveurs…  Avec ce premier album parfaitement maîtrisé, Tamaryn est le chaînon manquant entre la Dream Pop et les années 2000, qui pourrait permettre à toute une génération de découvrir un genre qui malgré les apparences ne s’est finalement jamais totalement éteint. Et grâce à la magnifique voix de Tamaryn Brown, la flamme brûle toujours…

Titres conseillés : The Waves, Choirs Of Winter, Love Fade, Mild Confusion

Pour plus d’infos :

http://www.myspace.com/imagesmusic
http://www.facebook.com/pages/Tamaryn/21877892594

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