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LAETITIA SHERIFF – Stillness (2020)

LAETITIA SHERIFF - Stillness (2020)1. People Rise Up
2. A Stirring World
3. We Are You
4. Deal With This
5. Pamper Yourself
6. Sign Of Shirking
7. Go to Big Sur
8. Outside
9. Stupid March
10. Ashamed

Date de sortie : 6 novembre 2020 / Label : Yotanka / Pays d’origine : France

Les rendez-vous avec Lætitia Shériff se prennent tous les 6 ans, alors il vaut mieux ne pas en rater un seul ! Après « Pandemonium, Solace And Stars » (2014) et « Games Over » (2008) – sans oublier « Codification » en 2004, revoici notre chanteuse préférée de la scène Rock hexagonale, et cette fois-ci dans un contexte un peu particulier qu’elle aborde forcément dans ce quatrième album.

Stillness. On ne bouge pas. Si le Pandémonium, capitale imaginaire de l’enfer, était à l’ordre du jour sur son précédent album, on est aujourd’hui en plein dedans avec « Stillness », et on y reste, mais on ne l’a pas choisi. Ainsi « People Rise Up » illustre toute cette frustration accumulée, jusqu’au point de non-retour. Un soulèvement (I see a line (where people rise up) / Below this line / A trembling world) avec en point de mire un espoir, une forme d’union des peuples (I see a sign (and people stand up) / Through this sign / A united world), bref, le besoin de s’en sortir ensemble. Car « Stillness » n’est pas un disque sombre et dépressif, mais plutôt une œuvre qui prend les choses en main afin de retrouver la lumière que l’on perçoit à travers l’ambiance plus enjouée de titres tels que « Deal With This ».

Lætitia Shériff alterne ainsi entre ombre et lumière, avec d’un côté un ténébreux, anxieux et révolté « Stirring World » ou un lourd et saturé « Stupid March », et de l’autre le bienveillant « Pamper Yourself » et le rêveur « Go to Big Sur » avec son poignant final accompagné de cuivres, qui font aussi des merveilles sur le plus aventureux « We Are You » et le dernier titre « Ashamed ». Elle est toujours accompagnée de Nicolas Courret (Eiffel, Bed) à la batterie et de son compagnon Thomas Poli (Montgomery, Dominique A) à la basse ou la guitare (suppléé sur scène par Xavier Rosé de Totorro).

Finalement la formule de Lætitia Shériff n’a guère changé en 15 ans, sa musique est toujours aussi lettrée et réfléchie dans ses textes qu’intransigeante dans son exécution. C’est grâce à sa vision artistique marquée par une inébranlable indépendance qu’elle parvient encore aujourd’hui à nous faire vibrer comme au premier jour.

Pour plus d’infos:

Interview – Paris, mercredi 15 octobre 2014

Chroniques :

Pandemonium, Solace & Stars (2014)
Games Over (2008)
Codification (2004)

Le Nouveau Casino – Paris, mercredi 17 décembre 2014 : galerie photos
Interview, le mercredi 25 juin 2008

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