SEAROWS – Death in the Business of Whaling (2026) À la une Chroniques by David Servant - 12 février 2026 1. Belly of the Whale 2. Kill What You Eat 3. Photograph of a Cyclone 4. Hunter 5. Dirt 6. Dearly Missed 7. Junie 8. In Violet 9. Geese Date de sortie : 23 janvier 2026 / Label : Last Recordings On Earth / Pays d’origine : Etats-Unis Derrière Searows se cache Alec Duckart, auteur-compositeur-interprète et guitariste originaire du nord-ouest Pacifique. Il dévoile aujourd’hui son deuxième album chez Last Recordings On Earth. Un nom de label qui en dit étrangement long sur le contenu de sa musique particulièrement cathartique et habitée. Révélé en 2022 avec son premier album « Guard Dog », Searows est rapidement sorti de l’anonymat de sa chambre grâce aux éloges d’Ethel Cain et de Gracie Abrams sur les réseaux sociaux. Ses compositions respirent pourtant l’intimité, loin du désir de s’exhiber aux foules. Désireux de ne plus l’exposer de manière aussi frontale, Searows se tourne vers une écriture plus symbolique aux accents folk. L’album explore la condition humaine : l’ego, les traumatismes, l’amour et le destin, tout en cherchant à créer du lien dans un monde traversé par la violence et l’obscurité. Il en résulte un disque à l’atmosphère mélancolique – pour ne pas dire particulièrement triste. On n’en avait peut-être pas entendu de tel depuis le premier album de Sophie Jamieson en 2022. Searows explore ainsi le rapport de la vie à la mort, et du corps avec l’esprit. Le titre « Death in the Business of Whaling » s’inspire du roman Moby Dick d’Herman Melville, de l’activité de mort que représente la chasse à la baleine. Un thème que l’on retrouve sur le rêveur « Belly of the Whale » qui ouvre l’album au banjo. Plus loin le déchirant « Dearly Missed » raconte derrière un chant plaintif et des guitares plus saturées une personne qui se jette d’un pont dans une rivière sans jamais réapparaître. Si le décor est sombre, la justesse de ton de Searows et l’émotion qu’il dégage, un peu à la manière de Phoebe Bridgers, s’avère particulièrement touchant, presque redoutable malgré son apparence contemplative. Un beau disque de singer-songwriter qui invite à l’immersion — au risque d’en ressortir submergé. Pour plus d’infos : https://www.searows.com/ https://www.instagram.com/saerows/ https://www.facebook.com/searows/ Vous aimerez aussi… PHOEBE BRIDGERS – « Motion Sickness » BOYGENIUS – the record (2023) SOPHIE JAMIESON – Choosing (2022) Articles similaires :La playlist de février 2026WAYNE - "What Do You Fear" EPBROCKHOFF : un premier album en juin 2026METHYL ETHEL - Nouveau clip :…EELS - Earth To Dora (2020)Anna Calvi meets Iggy Pop