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AMANDA PALMER – Who Killed Amanda Palmer (2008)

AMANDA PALMER - Who Killed Amanda Palmer (2008)1. Astronaut: A Short History of
Nearly Nothing
2. Runs in the Family
3. Ampersand
4. Leeds United
5. Blake Says
6. Strength Through Music
7. Guitar Hero
8. Have to Drive
9. What’s the Use of Wond’rin?
10. Oasis
11. Point of It All
12. Another Year: A Short History of Almost Something

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Date de sortie : 15 septembre 2008 / Label : Roadrunner Records / Pays d’origine : Etats-Unis

Amanda Palmer… Voilà un nom qui devrait réjouir pas mal de fans des Dresden Dolls ! Après avoir réussi le tour de force de créer un véritable mouvement, le ‘Brechtian punk cabaret’, avec son batteur Brian Viglione, la voici aujourd’hui lancée dans une aventure en solo, quelques mois à peine après la sortie de ‘No, Virginia’.

Oh, les disques en solos, mieux vaut s’en méfier, me direz-vous, tant ceux-ci sont souvent anecdotiques dans la carrière d’un artiste. Eh bien les talents de compositrice d’Amanda Palmer auront probablement raison des plus sceptiques, tant ce premier album impressionne par son énergie, sa tension, et surtout sa virtuosité. Evidemment, il est bien difficile d’éviter la comparaison avec les Dresden Dolls, et l’on se rend d’ailleurs très vite compte que l’on est ici en terrain connu. Si, par la musique, Amanda ne se démarque que partiellement de son groupe, elle impose en revanche à ce disque sa griffe, avec beaucoup de classe.

Le titre ‘Who Killed Amanda Palmer’ est une référence assez évidente à Laura Palmer, le cadavre du ‘Twin Peaks’ de David Lynch. On retrouve donc sur la superbe pochette une photo d’Amanda allongée sur le sol, mais derrière cette mystérieuse scène du crime se cachent de bien belles surprises. On annonçait l’album comme un disque de ballades qui n’avaient pas vu le jour sur les ceux des Dresden Dolls, on en est très loin. Le disque démarre sur les chapeaux de roue, sur le rythme endiablé de ‘Astronaut : A Short History Of Nearly Nothing’. ‘Runs In The Family’ confirme tout de suite cette excellente entrée en matière et commence à laisser apparaître les autres éléments qui parcourront tout le disque, à savoir les nombreux arrangements au violon / violoncelle qui nous donnent le sentiment d’écouter un album de Pop très orchestrée. On ne s’étonne donc pas de retrouver à la production Ben Folds, un fin pianiste – ou plutôt multi-instrumentiste – qui avait beaucoup tourné il y a quelques années en compagnie de The Divine Comedy. Il a non seulement enregistré cet album dans son studio à Nashville mais aussi joué sur plusieurs morceaux. On retrouve également au violoncelle Zoë Keating, ex-membre du groupe Rasputina.

Amanda Palmer enchaîne donc des titres qui n’ont rien à envier à ceux des Dresden Dolls, notamment ‘Leeds United’ et surtout l’excellent ‘Guitar Hero’, assurément notre morceau préféré de l’album sur lequel on retrouve le guitariste des Dead Kennedys. Une chanson qui ouvre le IIème acte de l’album, découpé comme une pièce de théâtre, car chaque morceau est une scène, une histoire. Cela nous rappelle au passage qu’Amanda Palmer possède également une fine plume, pertinente, violente, ironique, notamment sur ‘Oasis’, un monument de second degré, avec des paroles aussi trash que la musique est Pop (on croirait entendre du Beach Boys), avec en fond de toile un clin d’œil à Blur… et Oasis ! Et ces fameuses ballades ? Elles sont bien là, et particulièrement poignantes : il y a ‘Ampersand’, le final de ‘Blake Says’, le très mélancolique ‘Strength Through Music’ inspiré par la tuerie de l’université de Columbine, l’étonnant ‘What’s The Use Of Wond’rin’?’, une reprise de la comédie musicale ‘Carousel’, avec la participation d’Annie Clark (St Vincent) ou encore le final ‘Another Year – A Short History of Almost Something’, qui s’inscrit dans la lignée d’un titre de clôture des Dresden Dolls (‘Truce’, ‘Sing’ et ‘Boston’) par son côté noir, solennel, épique.

Amanda Palmer gagne haut la main le pari de réaliser un disque solo qui rivalise avec ce que sont groupe a fait de mieux (oui, nous pensons à l’éponyme premier opus du duo), tout en lui donnant un aspect plus pop qui pourrait bien attirer par la même occasion l’attention d’un public plus varié. Cet album est une bombe qui n’est pas prête de se désamorcer! Du grand art…

Pour plus d’infos :

Chroniques des Dresden Dolls :

‘No, Virginia’ (2008)
‘Yes, Virginia’ (2006)
‘The Dresden Dolls’ (2004)
‘A Is For Accident’ (2003)

La Boule Noire, Paris, jeudi 23 octobre 2008 : Compte-rendu / galerie photos
The Dresden Dolls, le Bataclan, Paris, jeudi 18 mai 2006 : compte-rendu / galerie photos
The Dresden Dolls, le Klub, Paris, jeudi 16 février 2006 : compte-rendu / galerie photos
The Dresden Dolls, le Nouveau Casino, Paris, mardi 21 juin 2005 : compte-rendu / galerie photos

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