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THE FRAMES – Burn The Maps (2004)

THE FRAMES - Burn The Maps (2004) 1.happy
2.finally
3.dream awake
4.a caution to the birds
5.trying
6.fake
7.sideways down
8.underglass
9.ship caught in the bay
10.keepsake
11.suffer in silence
12.locusts

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Date de sortie : 17 septembre 2004 / Label : Plateau Records – Anti- / Pays d’origine : Irlande

Après l’énorme succès de ‘For The Birds’ en Irlande en 2001, l’attente du nouvel album de The Frames fut longue, très longue, mais le résultat ô combien réjouissant une fois de plus. Adulés comme des demi dieux dans leur pays, la réputation du groupe n’a pourtant toujours pas franchi les frontières de l’île d’Emeraude, hormis quelques pays anglo-saxons ainsi que, étrangement, la République Tchèque où les Dublinois se produisent régulièrement. La bande à Glen Hansard est pourtant parvenue, chose inédite depuis une décennie, à détrôner U2 de la première place du cœur des Irlandais en remportant en 2004 le Meteor Award (équivalent des Victoires de la Musique) du meilleur groupe Irlandais. La fin d’une longue injustice également au vu de la grande qualité de leur musique.

C’est à la sueur de leur front que The Frames sont parvenus à construire cette solide réputation au fil des ans. Nul doute que chaque apparition et enregistrement du groupe est aujourd’hui un événement dans leur pays. Si avec ‘For The Birds’ les Irlandais nous offraient une approche plus mélancolique de leur musique entraînante, entre rock et musique traditionnelle, la tendance semble se confirmer sur ce nouvel album. ‘Burn The Maps’ est une œuvre sombre, difficile. Enregistré en grande partie au studio Black Box près d’Angers, avec la participation de Iain Burgess et Peter Deimel, décidément toujours dans les bons coups, ‘Burn The Maps’ impressionne par sa cohérence. L’enregistrement analogique est loin d’être un hasard mais bel et bien l’illustration de l’intention de donner l’impression à l’auditeur que le disque a été enregistré en ‘live’ afin d’aborder l’œuvre dans son ensemble.

Le violon de Mac Con Iomaire se veut moins présent mais pourtant toujours aussi majestueux (sur le refrain de ‘Finally’, les arrangements de ‘Fake’, titre sorti en single l’année dernière en Irlande et qui demeura un bon moment en tête des Charts, ou encore le long et enivrant final de ‘Suffer In Silence’). Même si l’on est ici très loin des mélodies entraînantes et plutôt joyeuses de ‘Dance The Devil’, sorti en 1999, la poésie de ‘Burn The Maps’ réussit facilement à nous séduire. Glen Hasard est probablement l’un des seuls chanteurs dont la voix parvient presque à me faire monter les larmes aux yeux. ‘Happy’ ouvre l’album dans une ambiance tout à fait dans la lignée de ‘Lay Me Down’ sur l’album précédent, mais reste cependant tout sauf ‘Happy’. ‘Finally’ (sorti en single juste avant l’album) est un tube imparable comme de rares groupes en sont capables. D’autres titres tels que ‘Dream Awake’ ou ‘Keepsake’ rappellent des chansons telles que ‘Santa Maria’, un début calme et sombre, teinté de poésie, qui se termine en de grosses envolées de distorsion à la guitare. ‘Fake’ (qui me fait étrangement penser à ‘Today’ des Smashing Pumpkins) et ‘Underglass’ sont probablement les titres les plus ‘joyeux’ et entraînants du disque. Et enfin cette ballade, ‘Locust’, d’une dont la beauté nous donne envie dès la fin du titre de rappuyer sur la touche ‘play’ pour écouter cet album encore, et encore,…et encore !

Peut-être un (très) léger ton en dessous de leurs deux précédents disques, The Frames nous offrent une fois de plus l’un des meilleurs albums de l’année. A quand ce fichu concert en France ?

Titres conseillés : Happy, Finally, Dream Awake, Fake, Sideways Down, Underglass, Suffer In Silence

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