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AGNES OBEL – Aventine (2013)

AGNES OBEL - Aventine (2013)1. Chord left
2. Fuel to fire
3. Dorian
4. Aventine
5. Run cried the crawling
6. Tokka
7. The curse
8. Pass them by
9. Words are dead
10. Fivefold
11. Smoke & mirrors

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Date de sortie : 30 septembre 2013 / Label : Pias / Pays d’origine : Danemark

En 2010 personne ne l’attendait, aujourd’hui tout le monde est à ses pieds. Sorti presque trois ans jour pour jour avant ‘Aventine’, ‘Philharmonics’ était le disque que personne n’avait vu venir, ou plutôt celui sur lequel peu auraient misé. Mais avant cela il y a eu ‘Riverside’, LA chanson qui a fait passer presque du jour au lendemain Agnes Obel du statut d’inconnue à celui de star – bien que ce mot convienne si peu à sa personnalité – religieusement écoutée par ce nombreux public qui l’avait alors adoptée.

Une success story comme on les aime, car rien ne laisser en effet présager un tel engouement. Depuis, elle a vendu  des brouettes de son premier album – près d’un demi-million –  mais au fond Agnes Obel n’a pas changé. Et c’était bien là l’enjeu de ‘Aventine’. Revenir avec un disque cette fois-ci très attendu. Et dès les premières notes on a l’impression que rien n’a changé, que cet album poursuit l’écoute de son prédécesseur, avec toutefois quelques petites nouveautés.

Tout d’abord ‘Aventine’ démarre sur ‘Chord Left’, une introduction qui pourrait faire écho à ‘Falling, Catching’ sur ‘Philharmonics’, comme si ce procédé était devenu une marque de fabrique. Ce morceau instrumental ne se retrouve pourtant pas seul cette fois-ci, car on a bien compris qu’Agnes Obel s’exprime aussi bien avec son piano qu’avec sa voix, parfois les mots ne sont tout simplement pas nécessaires. On trouvera donc deux interludes : ‘Tokka’ qui intervient à mi-parcours, puis ‘Fivefold ‘ vers la fin du disque.

En entendant tout cela on imagine encore Agnes Obel  composer ses chansons, les doigts posés sur son piano, loin du brouhaha de la vie moderne, bien qu’elle vive à Berlin. Il n’est pas facile d’imposer un tel style à un large public, mais c’est son authenticité intacte qui fait toute la différence. Tout sonne vrai, naturel, rien ne semble calculé pour atteindre un but précis. Les mélodies d’Agnes Obel coulent avec autant de limpidité que l’eau d’une rivière, on reste sans voix face à la beauté et au caractère poignant de ses chansons. Et puis elle a même trouvé un beau successeur à ‘Riverside’ avec ‘The Curse’ et ses presque 6 minutes de pure magie. On décèle dans ce titre comme dans d’autres une présence plus marquée du violoncelle. Trois titres comprennent également du violon et de l’alto joués par Mika Posen, du groupe canadien Timber Timbre. On trouve une guitare sur  ‘Pass them by’ – jouée par Robert Kondorossi, qui apparaissait aussi sur ‘Philharmonics’ – et ‘Fuel to Fire’ voit l’apparition d’une harpe écossaise jouée par Gillian Fleetwood qui accompagne également Agnes Obel en tournée depuis 2010. L’art de jouer en groupe sans avoir l’air d’en être un, en quelque sorte.

Certains critiqueront certainement le manque de renouvellement, ou tout du moins la perte de l’effet de surprise. Mais que fallait-il attendre d’Agnes Obel, qu’elle change totalement de style? On ne saurait lui reprocher d’être fidèle à une certaine conception de sa musique, sans oublier cette sensibilité à fleur de peau. Elle nous avait touchés en plein cœur par le passé avec son incroyable talent, elle en fait autant aujourd’hui avec ce disque remarquable, fruit d’un travail de longue haleine, une bulle de beauté en dehors des modes et du temps.

Titres conseillés : à peu près tous !

Pour plus d’infos :

Lire la chronique de ‘Philharmonics’ (2010)
Lire l’interview d’Agnes Obel, Paris, le mardi 9 novembre 2010

http://www.agnesobel.com/
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