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ANDREW BIRD – My Finest Work Yet (2019)

ANDREW BIRD - My Finest Work Yet (2019)1. Sisyphus
2. Bloodless
3. Olympians
4. Cracking Codes
5. Fallorun
6. Archipelago
7. Proxy War
8. Manifest
9. Don the Struggle
10 Bellevue Bridge Club

Date de sortie : 22 mars 2019 / Label : Loma Vista Recordings / Pays d’origine : Etats-Unis

Au beau milieu des années 2000, malgré ses activités en solos depuis 1997, Andrew Bird était encore un secret trop bien gardé, hébergé en France par le label Fargo Records. Il nous avait ouvert à une autre vision de la musique, celle des mélodies sifflées. Un exercice qui avait rapidement atteint son apogée sur le bijou « Armchair Apocrypha » sorti en 2007. Après cela, l’américain n’avait plus rien d’un secret, et sa carrière fit un bond en avant grâce à ce style si particulier, indéfinissable, vite qualifié de Folk mais tellement plus vaste,  empli de tant de trouvailles sonores qu’il touchait tout autant au Rock qu’à la Pop Baroque.

Depuis, le très prolifique singer songwriter a enchaîné les disques à une cadence folle et c’est aujourd’hui avec son 19ème album qu’il est de retour, à tel point qu’il fut à un moment donné difficile de suivre toutes ses sorties, à chaque fois exigeantes, mais qui étaient tombées dans une certaines routine. Andrew Bird avait sans doute besoin de se surprendre, de nous surprendre, de retrouver cette flamme qui rendait jadis ses œuvres si précieuses.

Évidemment, un titre tel que « My Finest Work Yet » semble annoncer le programme avec une certaine prétention, mais le résultat est si somptueux, raffiné, inspiré, que l’on doit bien se rendre à l’évidence : il s’agit peut-être là du meilleur album d’Andrew Bird. Tout s’enchaîne avec un naturel, une légèreté, une beauté qui forcent l’admiration.  Dès les premières notes de « Sysiphus », nous retrouvons donc ces sifflement si familiers, avec en prime une instrumentation très ample, très vivante. On ne s’étonne alors guère d’apprendre qu’il a enregistré cet album dans des conditions live, sans casque ni séparation, créant un son où tous les instruments s’entremêlent dans les micros de chacun.

Réalisé par Paul Butler (Michael Kiwanuka, Devendra Banhart…), « My Finest Work Yet » a été enregistré en Californie aux studios Barefoot Recordings à Los Angeles. Écouter « My Finest Work Yet », c’est un peu comme assister à un concert d’Andrew Bird. On se sent bien, porté par la chaleur de ses mélodies. Il n’y a vraiment aucun mauvais titre sur cet album, ni même moyen. Tout est volupté et enchantement. Il s’offre quelques escapades plus Jazzy sur les couplets de « Bloodless », Rock sur « Olympians », et bercées par son violon sur « Archipelago ». Cerise sur le gâteau, la superbe pochette sur laquelle il est photographié, une reconstitution du tableau de 1793 « La mort de Marat » de Jacques-Louis David. Alors quand Andrew Bird vous dit qu’il s’agit là de son plus beau travail jusqu’ici, vous pouvez y aller les yeux fermés, car il n’a vraiment, vraiment pas menti.

Pour plus d’infos :

http://www.andrewbird.net
https://www.facebook.com/AndrewBirdMusic/
https://twitter.com/andrewbird

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