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TELEMAN – Brilliant Sanity (2016)

TELEMAN - Brilliant Sanity (2016)1. Dusseldorf
2. Fall In Time
3. Glory Hallelujah
4. Brilliant Sanity
5. Superglue
6. Canvas Shoe
7. Tangerine
8. English Architecture
9. Melrose
10. Drop Out
11. Devil In My Shoe

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Date de sortie : 8 avril 2016 / Label : Moshi Moshi Records / Pays d’origine : Royaume-Uni

Après avoir sorti un premier album intitulé « Breakfast » en 2014, nous pensions que le cas de Teleman était pour nous réglé. Un bon groupe d’Indie Pop, séduisant, mais noyé dans le lot des formations du genre, avec pour s’en convaincre un set en première partie de Suede en 2013 à la Cigale qui nous avait passablement ennuyés. C’est peut-être pour cela que nous vous parlons assez tard de « Brilliant Sanity », un nouvel album 10 fois supérieur à son prédécesseur sur lequel les Londoniens semblent avoir enfin trouvé la recette magique qui fait toute la différence.

La Synth Pop qu’ils ont portée en marque de fabrique manquait particulièrement de relief et de mordant à leurs débuts, même si l’on sentait bien que le potentiel était là. Aujourd’hui le groupe apparaît beaucoup plus libéré, et d’une certaine façon bien plus déconneur aussi, ce qui lui sied à merveille. L’album démarre sur ‘Dusseldorf’, l’introduction parfaite d’un Teleman ‘version 2’ totalement décomplexé, où claviers et guitares – plus présentes – trouvent un juste équilibre.  Ce titre est un petit bijou, mais ce n’est pas le seul. Comme enhardi par cette entrée en matière follement excitante, le groupe enchaîne sur autant de morceaux plus excitants les uns que les autres dont notamment ‘Fall in Time’ et son atmosphère plus sombre aux réminiscences des années 80, et l’hymne Pop ‘Glory Hallelujah’ où le groupe atteint des sommets (un tube ! mais que font les radios françaises !?).

Teleman semble avoir trouvé sa voie en abordant sa musique avec coolitude et décontraction. La plupart des chansons repose sur un rythme saccadé, un riff de guitare calqué sur un métronome, une simple mélodie et de petits bidouillages qui se marient parfaitement (sur ‘Superglue’ et ‘Tangerine’ notamment). Le potentiel Pop de leurs premiers morceaux s’est enfin révélé, et soudainement la magie opère totalement, même lorsque le rythme retombe sur ‘Canvas Shoe’. Teleman semble alors porter en lui l’héritage de la Britpop. Le dernier tiers de l’album est dans l’ensemble plus posé mais laisse encore la place à de bons refrains comme celui de ‘English Architecture’. Après ce titre le groupe se redirige vers une musique plus électronique, un petit peu moins surprenante, mais nous gratifie encore d’un beau final sur ‘Devil in My Shoe’.

La musique de Teleman a toujours été joviale, mais en deux ans le quatuor semble avoir véritablement franchi un cap – une montagne même – en gagnant notamment en profondeur, avec cet album bien plus ambitieux et excitant qui devrait leur promettre un avenir radieux si leur courbe d’évolution se maintient à ce rythme.

Pour plus d’infos :

http://www.telemanmusic.com/
https://www.facebook.com/telemanmusic
https://twitter.com/teleman

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