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ANNA TERNHEIM – Interview – Paris, lundi 7 novembre 2011

Après avoir rencontré Anna Ternheim plusieurs fois ces dernières années, nous nous demandions si nous avions encore beaucoup de choses à lui demander… Et bien c’est elle qui a vite mis fin à nos interrogations en nous offrant l’une de nos plus longues interviews publiées à ce jour! Elle nous raconte le chemin qui l’a menée jusqu’à ‘The Night Visitor’, sur la route de Nashville, avec ses rencontres, ses joies et ses doutes.

ANNA TERNHEIM - Interview - Paris, lundi 7 novembre 2011

D’après ce que j’ai lu, tu as eu du mal à commencer l’écriture de cet album, peux-tu m’en parler ?

Anna Ternheim : Oui en effet. J’ai fait une longue tournée pour mon dernier album et chacun de mes disques est arrivé à chaque fois à deux ans d’intervalle et… Je ne sais pas ! Je pensais que je serais capable de m’asseoir et de commencer à écrire de nouvelles chansons et mais je ne pouvais pas. C’est devenu très clair pour moi que la musique, c’est la conséquence d’autres choses. Ca a toujours été nécessaire pour moi d’écrire et soudainement ça ne l’était plus. Je crois que j’avais besoin de vivre un peu et de faire de nouvelles choses. Il y a eu d’autres moments dans le passé où rien ne venait. J’écris depuis l’âge de 10 ans, donc ça revient toujours. Ca ne me stressait pas trop, je me disais « si ça continue comme ça je vais devoir trouver un boulot normal ». Mais finalement, en étant créative d’autres façons en sortant de mon propre monde et de ma musique pour un moment, c’est lentement revenu. J’ai vu d’autres personnes jouer en concert, j’ai fait d’autres choses… « Vivre », tout simplement. C’est ce qu’il a fallu pour que ça revienne. Mais j’avais aussi besoin de trouver de nouvelles directions par rapport à ce que je faisais. Que ce soit par les concerts ou mes autres activités, il me fallait revenir à la base de mon écriture et de ma musique.

Tu as trouvé une très vieille guitare Gibson dans une petite boutique, est-ce que cet instrument a joué un rôle de déclencheur pour toi ?

Anna Ternheim : Oui. Quand je suis revenue à New York je savais une chose : je voulais remettre les choses à plat, enregistrer un disque acoustique. Je n’ai presque pas joué de guitare sur mon dernier album. J’avais adoré l’enregistrer avec Björn (Yttling, de Peter, Björn & John, ndlr) parce que c’était vraiment libérateur, notamment le fait de se concentrer sur le chant. Mais une chose conduit à l’autre. Je compose à la guitare, je sens que mes racines sont là. J’ai fait beaucoup de tournées acoustiques toute seule. A part sur mon premier disque peut-être, je n’ai jamais vraiment montré ce côté. Donc j’avais déjà une idée de la manière dont ça pourrait sonner, et ça ne sonnait pas ainsi quand je jouais chez moi. Finalement, sur la recommandation d’un ami j’ai trouvé cette vieille guitare. C’est un peu étrange parce que tu ne sais jamais ce qui peut faire naître des idées, mais là cette guitare m’a fait écrire une certaine sorte de chansons et m’a permis de faire du fingerpicking de la bonne façon. Et, avec la musique que j’écoutais à ce moment-là, comme Bert Jansch et d’autres chanteurs Folk, cette guitare m’a aidé à trouver la bonne voie. C’était l’une des pièces du puzzle.

ANNA TERNHEIM - Interview - Paris, lundi 7 novembre 2011Tu dis être allée voir des concerts, tu parles de l’influence de tes amis, quel rôle a joué Matt Sweeney dans la conception de cet album ?

Anna Ternheim : D’abord je jouais juste de la guitare avec lui. Je l’ai appelé parce que j’étais un peu désespérée, à jouer seule depuis trop longtemps, donc il m’a aidée à m’y remettre. Trouver le bon musicien avec qui jouer c’est toujours la clé. Ensuite ça devient plus facile parce que tu connais plus de monde, mais tu ne sais jamais quand cette alchimie va fonctionner avec quelqu’un. Le rencontrer a remis en ordre ma musique. J’aime son style de jeu, c’est très simple. Avec lui les choses difficiles paraissent simples et on s’entend très bien ensemble à la guitare. Et c’est grâce à lui que j’ai rencontré tous les gens qui jouent sur le disque, donc je pense que si j’avais commencé avec un autre guitariste je ne serais pas allée à Nashville. Je serais probablement allée ailleurs et ça aurait marché aussi car il y a plein de gens talentueux. Mais le rencontrer, jouer avec lui, et son audace aussi ont été très importants, comme lorsqu’il m’a dit « Anna, je connais des gens à Nashville, je pense que nous devrions y aller ensemble, je produirai ton disque et ce sera vraiment très bien ».

C’est donc grâce à lui que tu es allée à Nashville ?

Anna Ternheim : Oui.

Tu n’y étais jamais allée avant ?

Anna Ternheim : Non, je n’y avais jamais pensé, je n’avais jamais eu l’idée d’aller là-bas. Ecoutes mes disques précédents, je ne crois pas que tu pourrais penser à travers ceux-ci que je puisse avoir envie d’y aller. Et même sur celui-ci, si tu ne sais pas où il a été enregistré, tu ne peux pas dire qu’il vient de Nashville. Mais il a sans aucun doute un côté bien plus Américain.

Oui, pour moi il sonne beaucoup moins ‘Suédois’ que tes œuvres précédentes.

Anna Ternheim : Oui, tu as raison je suis d’accord. Je pense qu’il sonne beaucoup moins « produit ».

Et le fait de vivre a New York t’as également influencée ?

Anna Ternheim : Oui bien sûr, en tant qu’être humain, à de nombreux niveaux – pas seulement la musique. Quand je m’y suis installée certains ont pensé que c’était pour la musique alors que ce n’est pas la première raison pour laquelle j’y suis allée. C’est un super endroit pour ça. Mais la vie, la nourriture, l’énergie, ce sont aussi toutes ces autres choses que j’aime. Et ça marche bien pour moi parce que quand je suis enfermée chez moi à écrire j’en arrive parfois à un point où je ne me supporte plus moi-même. Et là je sors dehors et il y a tout, quelle que soit l’heure, un sushi à 4 heures du matin si tu en as envie. Tu peux aller voir un concert tous les jours de la semaine et aller voir ce que tu veux.

Tu peux aussi à Paris !

Anna Ternheim : oui c’est vrai, qui sait ? Peut-être un jour finirai-je à Paris ! Mais c’est déjà plus proche de Stockholm dans son aspect multiculturel, en plus grand, et j’aime le fait qu’il y ait encore plus de gens à New York.

Peux-tu me parler de Dave Ferguson, qui est-il et quel fut son rôle dans la conception de cet album ?

Anna Ternheim : Matt Sweeney ne connaissait pas vraiment de gens à Nashville à part Will Oldham (Bonnie Prince Billie, ndlr), mais parmi tous ceux qui ont donné une âme à ce disque, Dave en fut le principal artisan. Il nous a ouvert ses portes. ‘Ferg’, comme on l’appelle, est né et à grandi à Nashville, il a commencé à écrire et enregistrer de la musique à l’âge de 17 ans. Il a commencé à travailler pour Cowboy Jack Lemmon – un cowboy – qui a été pendant très longtemps de producteur de Johnny Cash au studio Sun à Memphis. Il est toujours en vie et il est sur ce disque. Donc Ferg a passé 30 années à enregistrer avec Johnny Cash, c’était un peu son ingénieur ‘maison’. Et si tu veux par exemple un violoncelle il connaît 5 ou 10 personnes à appeler. Il sait qui appeler pour tel ou tel genre de musique. Avec lui les choses semblaient simples pendant l’enregistrement. Il a fait ce genre d’enregistrements acoustiques toute sa vie. Il savait où poser le micro exactement dans la pièce et ça sonnait bien ! Et c’est aussi comme ça que je voulais faire ce disque, ne pas faire trop de prises, juste poser le micro, prendre la guitare, chanter les chansons, enregistrer tout ça « live », puis ajouter ensuite ce qui était nécessaire et voilà, c’était fait !

Il y a donc beaucoup d’autres musiciens de Nashville sur cet album ?

Anna Ternheim : J’ai mentionné tout à l’heure Jack Lemmon, il joue sur l’album mais pas beaucoup, juste quelques accords majeurs sur une chanson. Il a 80 ans et il est toujours en pleine forme ! La première fois que je l’ai rencontré on a fait de l’impro dans le studio avec les autres musiciens. On allait travailler, mais avant de faire ça il nous a raconté des histoires et on a joué comme ça pour le plaisir. Tu te retrouves assis à côté d’une personne qui a enregistré avec Elvis, Johnny Cash, Carl Perkins et Jerry Lee Lewis en même temps, et il m’a dit « Tu sais, je pensais juste que quelqu’un pourrait avoir envie d’entendre ça un jour, donc je me suis dit que ce serait bien de l’enregistrer ! ». Ça te rend très… humble !

Ça devait être un peu difficile de se retrouver à faire de l’improvisation avec un tel personnage ?

Anna Ternheim : Mais bizarrement c’était si facile ! Parce que ce qui lui importait c’était l’enregistrement de mon album, de mes chansons le reste n’avait pas d’importance. Ces gens continuent à faire des enregistrements aujourd’hui et ne s’attardent pas sur le passé. C’est l’instant présent qui compte. Le batteur est arrivé tout seul, et c’est le premier qui m’ait jamais demandé de quoi parlaient les chansons avant de jouer ! « Est-ce que je peux lire les paroles ? je veux comprendre afin d’y mettre le bon feeling… ». Si un batteur me demande ça, alors il peut vraiment faire ce qu’il veut. Ensuite on a dansé ensemble dans la nuit !

ANNA TERNHEIM - Interview - Paris, lundi 7 novembre 2011Son nom est Pete Townsend ?

Anna Ternheim : Non. Il y avait trois batteurs. Pete Townsend – pas celui de The Who – c’était le plus jeune d’entre eux qui vivait à Nashville. Il joue beaucoup avec Bonnie Prince Billie et un ami à moi qui s’appelle Nikolaï Dunger, tu le connais non ?

Oui, je vois qui c’est !

Anna Ternheim : Mais oui, ça me fait penser… La connexion avec Will Oldham ! Je l’ai rencontré dans un bar à New York et je lui avais parlé de l’album de Nikolaï que j’aimais beaucoup, je lui ai dit qui la production était super, et c’est le batteur de ce disque qui joue sur le mien. Puis il y avait aussi Pat McInerney, un autre célèbre batteur, mais c’est Kenny Malone qui a joué la plupart des parties à la batterie. Et donc on a dansé ensemble avant d’enregistrer le disque, on est devenu ami. Il fait attention en jouant parce qu’il a 75 ans, c’est un travail difficile! Mais l’âge du corps n’a rien à voir avec celui de l’esprit. J’espère que je serai forte comme ça à cet âge-là !

Comment décrirais-tu ‘The Night Visitor’ ?

Anna Ternheim : C’est un disque traditionnel, des chansons qui durent, qui resteront, et j’espère que c’est un disque que l’on voudra écouter pendant beaucoup d’années.

Pourquoi l’as-tu appelé ‘The Night Visitor’ ? Es-ce parce que tu composes la nuit ?

Anna Ternheim : Non ! J’aime écrire le matin ! (rires)… En fait j’aime écrire la nuit aussi, pas l’après-midi, je n’y arrive pas. On m’a déjà dit ça avant, il semble que lorsque tu écris la nuit il y a une espèce d’atmosphère particulière, enfin, je ne sais pas ! Le titre de l’album a tout simplement été inspiré par une chanson, ‘The Night Visitor’, qui est une très belle vieille chanson Folk. On ne sait jamais trop comment vient un titre, mais alors que j’étais assise à jouer ce morceau je me suis dit « Hé, c’est un bon titre ! ». Je pense qu’elle capture l’esprit de l’album. Et ce titre, c’est plus une projection. Mes disques précédents étaient plus centrés sur moi.

Il y a aussi plusieurs reprises sur cet album, comme ‘The Longer The Waiting, The Sweeter The Kiss’, qui a écrit cette chanson ?

Anna Ternheim : Pat McLaughlin et Roger Cook, deux songwriters de Nashville. Ils écrivent encore aujourd’hui. J’ai rencontré Pat, il est venu jouer de la basse sur l’une de mes chansons. Mais je trouve en tout cas que ce morceau sonne comme une chanson qui existerait depuis 2 siècles déjà.

Comme une chanson traditionnelle ?

Anna Ternheim : Oui, ça sonne très traditionnel. Ca n’était pas planifié… Un jour, alors que j’étais en train d’enregistrer, Ferg a pris une guitare et commencé à jouer. Je ne savais même pas qu’il jouait, et je trouve qu’il a une superbe voix. J’ai été emportée par cette chanson, je l’ai trouvée vraiment belle. Alors je lui ai dit « Et si on la jouait ensemble ? ». il m’a répondu « Es-tu sûre de vouloir ça sur ton disque ? » et je lui ai dit oui. Donc j’ai appris les paroles et on l’a enregistrée.

Et ‘Dearest Dear’, le dernier titre de l’album ?

Anna Ternheim : C’est une idée de Matt Sweeney. C’est une chanson de Shirley Collins…

Ça sonne Irlandais…

Anna Ternheim : Oui… je crois que ça l’est en fait ! Mais c’est une très vieille chanson traditionnelle. As-tu entendu la version de Davy Graham et Shirley Collins ? Elle a une voix très spéciale. C’est une très belle version et la nôtre est pas mal inspirée par celle-ci.

Et de quoi parle la chanson ‘Walking Aimlessly’, de toi ?

Anna Ternheim : C’est une chanson sur le fait de dériver… Tu sais on me demande souvent de quoi parlent les chansons, mais je crois que c’est pour ça que je les écris, pour ne pas avoir à les expliquer, parce qu’elles sont sensés s’expliquer d’elles-mêmes. Mais disons que c’est une chanson qui parle de laisser les choses se faire d’elles-mêmes avec le temps qui passe.

La dernière fois que je t’ai vue en concert à Paris, c’était pour un show acoustique à l’Alhambra. Penses-tu qu’à ce moment-là, puisque tu jouais déjà des titres acoustiques, tu avais un peu en tête ce que tu allais faire par la suite ?

ANNA TERNHEIM - Interview - Paris, lundi 7 novembre 2011Anna Ternheim : Cette tournée, ainsi que celle que j’ai faite par la suite toute seule (pas en France) m’ont certainement orientée dans cette direction. Je ne serai jamais une danseuse sur scène… Quoiqu’il ne faut jamais dire jamais ! Je sens que j’appartiens finalement plus à cette catégorie qu’à celle des disques Pop que j’ai fait avant. Mais on ne sait jamais, les choses changent, je me sens juste ainsi à l’heure actuelle.

Et puisque tu vis aux Etats-Unis et que tu as enregistré ton album là-bas, penses-tu lui donner aussi une chance sur le territoire américain ?

Anna Ternheim : Sans aucun doute ! C’est le plan. Mais pour sortir un album aux USA il faut tourner auparavant, et pour le moment je pars en tournée européenne pour le printemps donc je ne pense pas que ça arrivera avant avril ou mai. Il faut absolument ça se fasse et que ce disque sorte aux Etats-Unis. Mais c’est souvent un problème de temps, je ne peux pas être partout en même temps, et je ne peux pas passer ma vie à tourner non plus… Enfin peut-être que si, parce que j’adore ça !

Le jour de la sortie de ton album, tu as écrit sur le blog de ton site officiel : « Aujourd’hui je vous offre ‘The Night Visitor’, il n’est plus à moi, il est à vous ». Comment te sentais-tu à ce moment précis ? Excitée ? Nerveuse ?

Anna Ternheim : Soulagée ! Parce qu’en quelque sorte ça n’est plus ma responsabilité (rires). En tout cas il se passe quelque chose, tu laisses tout s’évacuer d’un coup. Et puis avant une sortie tu ne veux pas qu’il y ait de fuite, voilà, c’est LE jour. Fixer un jour est de toute façon un objectif plus personnel. D’une manière ou d’une autre la musique trouve son chemin au fil du temps, donc cette journée n’est finalement pas si importante à part peut-être pour quelques personnes de ma maison de disque et moi. Ensuite autre chose commence… on te juge… tu pars en tournée et tu joues !

Les réactions ont été bonnes jusqu’ici ? En Suède par exemple ?

Anna Ternheim : Je pense qu’elles ont été bonnes ! Mais je suis juste heureuse que ce disque soit-là. Ça fait bien longtemps que j’ai arrêté de lire les critiques.

Avant la sortie de l’album il y avait quelques mystérieux messages sur ton site internet : « Come with me to an unknown place » (viens avec moi dans un endroit inconnu). De quoi s’agissait-il ?

Anna Ternheim : Maintenant je peux le dire. J’ai fait un concert secret dans un château à la campagne en dehors de Stockholm. Les gens devaient y aller en bateau, et en bus. Il faisait affreusement froid et il y avait juste des bougies comme éclairage. C’était une longue nuit et il s’est passé pas mal de choses, quelqu’un est tombé dans l’eau c’était assez effrayant. Mais donc on a joué le nouvel album en acoustique dans ce château.

Je n’ai pas essayé de participer à ce concours en me disant justement que c’était très loin.

Anna Ternheim : Il y avait des gens qui venaient de France, il y avait une fille de Madrid, un gars de Moscou, d’autres venaient d’Irlande ! En tout cas cette idée m’inspirait, j’avais vu quelque chose de similaire à New York il y a quelques années. Sortir de la ville, emmener ces gens dans un endroit qu’ils ne connaissent pas et se retrouver face à une scène dans un vieux building. Je me suis dit « Oh j’aimerais faire un concert comme ça ! ». En tout cas tout s’est très bien passé et les gens avaient l’air très heureux.

Et puis c’était quelque chose de très spécial pour eux, et pour toi aussi !

Anna Ternheim : Oui, pour moi aussi ! Le temps passe et tu veux te souvenir de ce que tu fais sur chaque disque. Tu veux te rappeler de là où tu étais, de ce que tu as fait, c’est important. Il y a ces concerts particuliers mais aussi les tournées. Sur 10 ou 15 concerts tu ne vas garder qu’un souvenir, à moins que tu prennes des notes de tes passages.

En tout cas moi je me souviens très bien de ton passage au café de la Danse, c’était mémorable !

Anna Ternheim : Oh ! Je suis contente que tu aies aimé parce que j’adore cet endroit. C’était une belle soirée.

En parlant de concerts, tu vas commencer une grande tournée européenne, alors à l’écoute de cet album peut-on s’attendre à quelque chose de plus intime que sur ta tournée précédente ?

Anna Ternheim : Oui, mais ça sera différent des concerts auxquels tu as déjà assisté, donc il faudrait que tu reviennes!

Je n’y manquerai pas !

Anna Ternheim : Et ce sera encore au café de la Danse, deux nuits en février ! Mais j’essaierai de revenir autant que possible !

Propos recueillis à Paris le lundi 7 novembre 2011

Un grand merci à Anna Ternheim et à Mélissa Phulpin pour avoir rendue cette interview possible.

Pour plus d’infos :

Session acoustique : « The Longer The Waiting (The Sweeter The Kiss) » – Paris, mardi 7 février 2012

Chroniques :

‘The Night Visitor’ (2012)
‘Leaving On A Mayday’ (2009)
Lire l’interview d’Anna Ternheim, le mardi 7 avril 2009
‘Separation Road’ (2007)
‘Somebody Outside’ (2006)

Concerts :

Le Café de la Danse, Paris Mercredi 22 février 2012 : galerie photos
L’Alhambra, Paris, mercredi 23 septembre 2009 : galerie photos
Le Café de la Danse, Paris, mercredi 29 avril 2009 : compte-rendu / galerie photos
Le Point Ephémère, Paris, 31 mai 2007 : compte-rendu / Galerie photos

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