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CHERRY GLAZERR – Stuffed & Ready (2019)

CHERRY GLAZERR - Stuffed & Ready (2019)1. Ohio
2. Daddi
3. Wasted Nun
4. That’s Not My Real Life (feat. Delicate Steve)
5. Self Explained
6. Isolation
7. Juicy Socks
8. Pieces
9. Stupid Fish
10. Distressorv

Date de sortie : 1er février 2019 / Label : Secretly Canadian / Pays d’origine : Etats-Unis

Il y a deux ans le Rock puissant et déjanté de Cherry Glazerr était venu caresser nos oreilles et nous nous étions passionnés pour ce groupe qui gravite surtout autour de la charismatique chanteuse Clementine Creevy. On avait découvert entretemps leur premier album, « Haxel Princess », sorti en 2014 et tout aussi réjouissant. Leur concert irrévérencieux à l’Espace B quelques mois plus tard nous avait laissés mi-figue, mi-raisin. L’énergie était bien là, mais sous ses airs quasi démoniaques son chant inexistant avait bien du mal à s’extirper de flot de distorsion balancé à coups de riffs de guitares par le groupe.

Alors on aborde aujourd’hui un peu plus Cherry Glazerr comme un groupe de studio et « Stuffed & Ready » confirme d’une certaine manière cette impression. Ce disque est tout aussi explosif que son prédécesseur, gonflé à la testostérone, et contient largement autant de titres directs et ravageurs, notamment « Daddi » et « Wasted Nun ». Mais il vise haut et large, probablement un peu trop, même si Clementine Creevy avoue parler ici de là où elle se trouve dans sa vie, en explorant ses doutes alors qu’elle se trouvait encore très confiante à l’heure de « Apocalipstick ».

Du coup toute cette force rageuse qui ne manque pas d’efficacité a aussi le défaut de paraître un peu éphémère, car l’effet secondaire inattendu de cette évolution est un son certes plus mature et réfléchi, mais un peu moins naturel que lorsque le groupe ne se posait pas trop de questions. C’est globalement une belle écoute, car sur disque la voix de Clementine Creevy se marie bien aux instruments, et les refrains puissants font presque à chaque fois leur effet, un peu à la façon d’un « Celebrity Skin » de Hole. Cherry Glazerr nous présente un album sur lequel ils donnent moins l’impression de foncer tête baissée, mais perdent un peu au passage la simplicité de leur recette initiale, ce côté un peu Punk et Garage qui leur allait plutôt bien. Un bon disque en définitive, mais un poil trop lisse malgré un très, très gros son.

Pour plus d’infos:

Lire la chronique de « Apocalipstick » (2017)
Espace B – Paris, jeudi 18 mai 2017 : galerie photos

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