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THE GOOD, THE BAD & THE QUEEN – Merrie Land (2018)

THE GOOD, THE BAD & THE QUEEN - Merrie Land1. Introduction
2. Merrie Land
3. Gun To The Head
4. Nineteen Seventeen
5. The Great Fire
6. Lady Boston
7. Drifters And Tawlers
8. The Truce Of Twilight
9. Ribbons
10. The Last Man To Leave
11. The Poison Tree

Date de sortie : 16 novembre 2018 / Label : Studio 13 / Pays d’origine : Royaume-Uni

Damon Albarn, Paul Simonon, Tony Allen, Simon Tong : casting de rêve pour un supergroupe que l’on n’avait plus entendu depuis 12 ans et que l’on croyait tout simplement éphémère. Mais l’hyperactif Damon Albarn a plus d’un tour dans son sac, et après avoir repris du service avec Gorillaz ces dernières années, c’est au tour de The Good, the Bad & the Queen de se rappeler à notre bon souvenir, le penchant Rock de ses nombreux projets qui se rapproche probablement le plus de Blur ou de son album solo.

Et c’est le Brexit qui inspire ce nouvel album et le dépeint de bout en bout avec souffrance, notamment sur le titre « Merrie Land » interprété avec une pointe de tristesse et de mélancolie et des paroles fortes, engagées, imagées, qui nous permettent d’entrer directement dans l’atmosphère :

« If you’re leaving please still say goodbye?
And if you are leaving can you leave me my silver jubilee mug?
My old flag?
My dark woods?
My sunrise? »

Le disque est globalement posé et musicalement c’est un peu l’antithèse de Gorillaz, reposant sur une instrumentation sobre et sans overdose d’effets. A aucun moment The Good, the Bad & the Queen ne cherche à sonner comme un projet à la mode, mais plutôt à l’ancienne, sans la moindre faute de goût, privilégiant les mélodies simples et chorales de « Gun To The Head » qui se lance à la défense des animaux. Une approche qui permet aux musiciens de s’exprimer totalement et de mettre en avant leurs talents respectifs, notamment le jeu de batterie de Tony Allen et ses teintes de Jazz sur des titres tels que « Nineteen Seventeen » ou « The Great Fire ». Le couple basse/batterie de « The Truce Of Twilight » rappelle quant à lui beaucoup The Clash, encore une fois sous sa forme la plus posée, avec une touche de Reggae.

Le ton désabusé de Damon Albarn sonne comme un constat de la société moderne, et de l’errance dans laquelle se perd Royaume-Uni plus précisément. La voix en introduction du disque (« And especially, from every shire’s end of England– the holy blissful martyr for to seek. That them had helpened when that they were weak… ») ainsi que la photo en pochette, toutes deux tirées du film britannique de 1945 « Au Cœur De La Nuit » renforcent le propos, incarnant le traumatisme et les craintes créés par le Brexit, et The Good, the Bad & the Queen fait le reste…

Pour plus d’infos:

https://www.thegoodthebadandthequeen.com/
https://www.facebook.com/thegoodthebadandthequeen
https://twitter.com/goodbadqueen

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