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GARBAGE – No Gods No Masters (2021)

GARBAGE - No Gods No Masters (2021)1. The Men Who Rule the World
2. The Creeps
3. Uncomfortably Me
4. Wolves
5. Anonymous XXX
6. Waiting for God
7. Godhead
8. A Woman Destroyed
9. Flipping the Bird
10. No Gods No Masters
11. This City Will Kill You

Date de sortie : 11 juin 2021 / Label : Infectious Music / Pays d’origine : Etats-Unis / Royaume-Uni

Malgré tout l’amour que l’on porte à Garbage, on ne s’attendait pas forcément à les voir revenir avec un nouvel album, et surtout une telle forme. Le groupe de Shirley Manson a effectivement pris l’habitude de prendre tout son temps entre chaque disque, 5 ans en moyenne. Le dernier en date, « Strange Little Birds », était une belle réussite, après un comeback plus inégal en 2012 avec « Not Your Kind Of People ». Et puis il y a eu les anniversaires des 25 ans de leur deux premiers albums, fêtés en grande pompe par des tournées et des rééditions bien garnies qui ont remis Garbage sur le devant de la scène.

Mais que leur reste-t-il à dire après 28 ans de carrière ? Eh bien beaucoup de choses, et c’est sur le plan des paroles furieuses et engagées d’une Shirley Manson qui n’a jamais eu la langue dans sa poche que repose ce 7ème album. Garbage est une machine rutilante, et sa mécanique bien huilée n’avait peut-être plus de quoi faire rêver, en tout cas pas autant qu’à leur âge d’or dans les années 90. La première écoute de « No Gods No Masters » a même de quoi laisser perplexe, car bien que le groupe conserve sa formule mêlant guitares saturées et nappes de claviers, il a choisi le chemin de la difficulté, celui de ne pas tout miser sur une poignée de tubes évidents qui auraient portés à eux seuls l’album.

« No Gods No Masters » est plutôt de prime abord l’antithèse d’un album à tubes. En suivant un chemin particulièrement tortueux, Garbage appuie sur la dureté de son propos par celle de sa musique. Le titre « The Men Who Rule The World » est marqué par un son industriel particulièrement hargneux, mais lorsque son refrain porté par un lourd riff de guitare fait son entrée, la magie opère soudainement, et on retrouve alors ce groupe que l’on a tant aimé pour son identité unique.

Ainsi, malgré l’apparence peu avenante de l’ensemble, on se surprend au fil des écoutes à apprécier de plus en plus l’univers torturé que nous propose aujourd’hui Shirley Manson, avec des textes qui font le tour des problèmes de la planète, du racisme au sexisme, en passant par la misogynie, le capitalisme, la religion, tout y passe… Un beau programme (politique) qui se bonifie donc avec le temps, laisser apparaître un titre au son typiquement Garbage intitulé « Flipping The Bird », avec sa ligne de basse très New Wave, mais aussi d’autres moments forts comme « The Creeps », « Wolves », et le final « This City Will Kill You », aux réminiscences de « You Look So Fine » ou de « Milk ».

« No Gods No Masters » qui retrouve en passant les couleurs du premier album de Garbage est en définitive leur plus percutant depuis le très Rock « Bleed Like Me » en 2005, et probablement le plus solide du groupe depuis plus de 20 ans. Il n’en faudra pas plus pour nous convaincre qu’aujourd’hui encore, Garbage ne connaît, à l’image de ce disque, ni dieu ni maître !

Pour plus d’infos :

Lire l’interview de Garbage, le mardi 12 avril 2016

Chroniques:

‘Strange Little Birds’ (2016)
‘Bleed Like Me’ (2005)
‘Beautiful Garbage’ (2001)
‘Garbage’ (1995)

Le Zénith – Paris, samedi 7 novembre 2015 : compte-rendu / galerie photos

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https://twitter.com/garbage

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