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LUCY DACUS – No Burden (2016)

LUCY DACUS - No Burden (2016)1. I Dont Wanna Be Funny Anymore.
2. Troublemaker Dopplegänger.
3. Green Eyes, Red Face.
4. Strange Torpedo.
5. Dream State….
6. Trust.
7. Map On A Wall.
8. Direct Address.
9. …Familiar Place

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Date de sortie : 9 septembre 2016 / Label : Matador Records – Beggars / Pays d’origine : Etats-Unis

Amoureux de Courtney Barnett, Angel Olsen, Torres, Sharon Van Etten… Ouvrez grand vos oreilles, cette artiste est faite pour vous ! Lucy Dacus est une jeune chanteuse de 21 ans, originaire de Richmond dans l’Etat de Virginie. Elle a sorti son premier album en début d’année chez EggHunt Records. Fort de son succès, le disque n’a pas tardé à attirer l’attention du label Matador qui lui offre aujourd’hui une distribution mondiale amplement méritée, tant ce phénomène vaut le détour.

Il n’aura fallu que quelques mois à Lucy Dacus pour sortir son premier album, et apparemment une seule journée pour l’enregistrer à Nashville, après que cette étudiante en cinéma décida de composer ses propres chansons. Il faut dire que ses premières compositions sont étonnamment matures et abouties, avec un univers Indie Rock qui ne manque ni de subtilité, ni de profondeur. ‘I Don’t Wanna Be Funny Anymore’ plonge donc d’emblée l’auditeur dans un univers électrique et entraînant qui garde en même temps son sérieux. « Is there room in the band? I don’t need to be the front man. » Nous dit-elle. Eh bien elle s’impose pourtant rapidement comme une front woman du genre avec la tête sur les épaules et des textes particulièrement sensibles.

Au-delà de la veine Rock typiquement américaine qui se dégage de l’album, ses racines Blues notamment, Lucy Dacus nous conte des histoires sur elle, sur le monde qui l’entoure, une chronique du quotidien particulièrement réfléchie sur ‘Troublemaker, Doppelganger’ (« I wanna live in a world where I can keep my doors wide open, but who knows what’d get in and what’d get out ? »), et aussi des thèmes plus personnels et touchants, notamment sur ‘Dream State’ et le plus Folk ‘Trust’. ‘Map On A Wall’ continue dans la même lignée puis monte en puissance tout au long de ses 7 minutes 30, en même temps que son propos, l’histoire d’une personne qui met de côté ses complexes et va de l’avant pour croquer la vie à pleines dents.

La qualité des paroles, c’est un peu le bonus de cet album une fois qu’on prend le temps de se pencher dessus, car c’est tout d’abord son instantanéité et son naturel qui nous ont conquis. A 21 ans seulement on voit déjà bien Lucy Dacus marcher tout droit dans les pas de Courtney Barnett, avec autant de classe, d’honnêteté et d’authenticité, grâce à une œuvre à la fois tranchante et touchante. C’est sans aucun doute l’une des révélations Indés de l’année, à ne manquer sous aucun prétexte.

Pour plus d’infos :

http://lucydacus.com/
https://www.facebook.com/lucy.dacus
https://twitter.com/lucydacus

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