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BEIRUT – The Rip Tide (2011)

BEIRUT - The Rip Tide (2011)1. A Candle’s Fire
2. Santa Fe
3. East Harlem
4. Goshen
5. Payne’s Bay
6. The Rip Tide
7. Vagabond
8. The Peacock
9. Port Of Call

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Date de sortie : 29 août 2011 / Label : Pompeii Records – Differ-Ant / Pays d’origine : Etats-Unis

Zach Condon est probablement l’un des seuls artistes à avoir toujours fait l’unanimité. La presse, les publics de tous bords, tout le monde aime Beirut, et c’est bien normal, tant ce jeune prodige de 25 ans fait preuve d’un talent hors norme. On l’a souvent dit timide, mais de toute façon sa musique est là pour parler à sa place. Après deux albums majeurs, ‘Gulag Orkestar’ et ‘The Flying Club Cup’, qui ont fait de lui une célébrité, il avait pourtant pris ses distances. Loin de tomber dans les pièges du succès il avait alors créé son propre label, Pompeii Records, sur lequel il avait sorti en 2009 ‘March Of The Zapotec / Holland EP’, un disque qui comprenait des titres avec des consonance Mexicaines et d’autres sortis du fond de ses tiroirs, fantaisies Electro Pop de jeunesse déjà bien prometteuses. Mais il faut bien avouer que cet intermède ne comblait pas l’envie de voir arriver un nouvel album…

‘The Rip Tide’ s’est donc fait beaucoup attendre, mais cette attente ne fut pas vaine. Zach Condon a beau être un artiste amoureux de la vieille Europe, comme il nous l’avait si bien démontré sur ‘The Flying Club Cup’, son nouvel album est vraiment le signe du retour à la maison, à l’Amérique, aux Mariachis mais aussi à une Pop plus actuelle dont il n’a absolument pas à rougir.

Nous avions pour notre part adoré l’influence des Balkans dans laquelle baignait son dernier opus, mais les quelques craintes (c’est un bien grand mot) qui précédèrent la sortie de celui-ci furent vite effacées. Si la production de ‘The Rip Tide’ lui donne d’une certaine façon un côté plus moderne, tous les ingrédients sont encore là. Zach Condon est un magicien. Dès ‘A Candle’s Fire’ on comprend qu’il sait comme personne faire ses mélodies les plus simples des véritables « arrache-cœurs ». La petite guitare acoustique, le chant lyrique, et les cuivres qui s’invitent… Le résultat est limpide, il n’y a rien à redire.

Le single ‘Santa Fe’, ville dont est originaire Zach Condon,  fait écho aux débuts de l’artiste (le ‘Holland EP’, avec son synthé ultra présent). C’est  en un sens l’un des titres les plus convenus de l’ensemble, mais lorsque les trompettes arrivent, toute résistance est inutile. Du très beau ‘East Harlem’, premier extrait dévoilé un couple de mois avant la sortie de l’album, au plus orchestral ‘Payne’s Bay’, une chanson au pied marin, en passant par le magique ‘The Rip Tide’, que l’on verrait bien en B.O. idéale d’un film des années 70, sans oublier le plus acoustique ‘Port Of Call’ qui met en évidence le timbre chaud de Zach Condon, on pourrait continuer à écrire des lignes et des lignes en vous répétant la même chose, à encenser Beirut, mais le mieux dans ces cas là c’est de fermer les yeux, et d’écouter.

Titres conseillés : A Candle’s Fire, Santa Fe, East Harlem, The Rip Tide, Vagabond, Port Of Call

Pour plus d’infos :

Chroniques:

‘March Of The Zapotec And Realpeople Holland’ (2009)
‘The Flying Club Cup’ (2007)

Voir la galerie photos de Beirut au Festival Rock En Seine, le dimanche 29 août 2010

http://www.beirutband.com
http://www.facebook.com/beirutmusic

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